Dans les mĂ©andres de la ligne Marseille-Toulon, en cette clĂ©mente nuit hivernale, on tombe nez Ă nez avec le monstre, au sortir d'un tunnel. NimbĂ© dans la lumiĂšre de ses phares qui Ă©clairent une cohorte d'ouvriers, le train-usine» est Ă l'oeuvre. Le long convoi soulĂšve la voie, prĂ©lĂšve dans un fracas poussiĂ©reux des tonnes d'ancien ballast, dĂ©pose les vieux rails et leurs trĂšs nombreuses traverses de bĂ©ton, rangĂ©es dans des wagons vides telles des allumettes dans leur boĂźte. Puis commence l'opĂ©ration inverse des traverses et rails neufs sont posĂ©s, Ă raison de 800 mĂštres par nuit. Il faut faire vite demain Ă l'aube, il faudra rendre la voie», pour que puissent y rouler - Ă vitesse rĂ©duite - les 140 TER et TGV quotidiens lancĂ©s en direction de Toulon ou avril, ce sont ainsi 40 kilomĂštres de voie qui seront entiĂšrement renouvelĂ©s, sur ce chantier itinĂ©rant qui ne mobilise pas moins de 500 personnes. Une cadence cinq Ă six fois plus rapide que des travaux aux moyens traditionnels, sans l'aide de cet Ă©norme engin polyvalent. Comme tout matĂ©riel, la voie vieillit. Le rail a une durĂ©e de vie maximale de cinquante ans, mais le ballast et les traverses, de vingt-cinq ou trente ans. Si on ne les renouvelle pas aujourd'hui, il peut y avoir un impact sur les circulations, par abaissement de la vitesse des trains. Le chantier amĂ©liore donc la rĂ©gularitĂ© de la ligne», souligne Jacques Frossard, directeur territorial de SNCF RĂ©seau pour la rĂ©gion PACA. Comme sur la moitiĂ© des innombrables chantiers en cours, l'entreprise publique et ses sous-traitants ont choisi de travailler de nuit, pour limiter les perturbations de la circulation, quitte Ă troubler le sommeil des gare de Rennes, c'est un chantier d'un tout autre type qui arrive Ă son terme. Dans quelques semaines, l'antique table de dĂ©clenchement mĂ©canique», livrĂ©e en 1941 - le dernier Ă©quipement du genre en France -, sera mise au rebut. Ce superbe agencement de cĂąbles et de lourdes barres mĂ©talliques, qui s'anime avec un bruit sec chaque fois qu'un aiguillage est actionnĂ© par un agent, sera remplacĂ© par une nouvelle tour de contrĂŽle» digitale. Un investissement de 130 millions d'euros, en incluant des voies et quais supplĂ©mentaires. PostĂ©s devant huit Ă dix Ă©crans, les agents surveilleront les aiguillages, les panneaux de signalisation et les circuits de voie des quelque 450 trains qui se croisent ici quotidiennement. Ce n'est pas de la simple rĂ©gĂ©nĂ©ration de matĂ©riel, ces nouveaux outils permettent d'augmenter la frĂ©quence des trains sur l'axe Rennes-Nantes, avec un systĂšme de cadencement horaire», selon Eric Le QuĂ©au, directeur d'opĂ©rations de la CCR Commande centralisĂ©e du rĂ©seau bretonne. Ă terme, l'Hexagone comptera ainsi 16 zones CCR» de ce type, dont la moitiĂ© est dĂ©jĂ en Marly-le-Roi, Ă l'ouest de la capitale. Tandis que leur train quotidien franchit le vĂ©nĂ©rable viaduc Ă©difiĂ© en 1884, les usagers de la ligne L du Transilien peuvent dĂ©jĂ observer, sur l'un des flancs du pont, le nouveau tablier long de 280 mĂštres qui attend de se substituer Ă l'ancien. JuchĂ© sur des plates-formes provisoires au-dessus d'une tranquille zone pavillonnaire, il sera, au prix d'une interruption de trafic de sept semaines, l'Ă©tĂ© prochain, ripé» Ă la place du premier, sur les piliers d'origine, par un savant systĂšme de cĂąbles et vĂ©rins. Un chantier spectaculaire, qui vise Ă rĂ©duire les nuisances sonores des nouvelles rames de Transilien. D'un coĂ»t de 65 millions, intĂ©gralement assurĂ© par SNCF RĂ©seau, la dĂ©licate opĂ©ration prendra au total deux ans et demi. En rĂ©gion parisienne toujours, autre opĂ©ration d'envergure le changement de toutes les catĂ©naires de la ligne C du RER, entre Paris et BrĂ©tigny Essonne, a dĂ©jĂ commencĂ© et s'Ă©talera jusqu'en 2024. Pas du luxe la catĂ©naire d'origine, vĂ©ritable doyenne nationale, date de 1927. Au total, 540 kilomĂštres de cĂąbles et plus de 2000 poteaux Ă dĂ©monter et remonter sur cet axe stratĂ©gique, pour installer un matĂ©riel plus endurant aux changements de tempĂ©rature. Un marchĂ© de 277 millions d'euros, sous-traitĂ© Ă un groupement 600 chantiers par an Voies, ponts, catĂ©naires, aiguillages Ă renouveler des travaux comme ceux-ci, la carte des ingĂ©nieurs de la SNCF en regorge. NĂ©gligĂ© depuis les annĂ©es 80 au profit du roi-TGV, le tentaculaire rĂ©seau de l'opĂ©rateur national -29000 kilomĂštres de lignes voyant passer 15000 trains par jour - craque de toutes parts. MĂȘme les sections critiques ont une durĂ©e de vie bien trop Ă©levĂ©e, qui peut atteindre cinquante ans contre une prĂ©conisation de vingt ans», observe un spĂ©cialiste. Les gigantesques pannes de la fin 2017, dans les gares parisiennes de Montparnasse, Saint-Lazare ou encore Ă Miramas Bouches-du-RhĂŽne, avec leurs milliers de voyageurs en rade, ont symbolisĂ© les fĂȘlures d'un systĂšme usĂ© jusqu'Ă la corde.Ă Montparnasse, nous avons augmentĂ© la capacitĂ© du poste de tĂ©lĂ©commande, mais les deux incidents de l'an dernier, un court-circuit et un problĂšme informatique, illustrent la difficultĂ© Ă greffer des technologies d'aujourd'hui sur des systĂšmes d'hier, analyse Patrick Jeantet, le prĂ©sident de SNCF RĂ©seau, le gestionnaire des infrastructures. Nous sommes une usine ouverte 24 heures sur 24, devant travailler sur des pĂ©riodes extrĂȘmement courtes, puisque les travaux sont faits sous exploitation. Cela Ă©tant, nous menons 1600 chantiers par an au total, et dans 98% des cas, tout se passe bien.»Le train, grande fiertĂ© tricolore, en a pourtant pris un coup en termes de benchmark international. Les experts du BCG ont dĂ©fini un Rail Performance Index», pour comparer les rĂ©seaux europĂ©ens, en compilant les donnĂ©es relatives au trafic, Ă la qualitĂ© de service et Ă la sĂ©curitĂ©. Verdict la France, qui paradait Ă la seconde place sur 24 pays en 2012, a glissĂ© au 4e rang deux ans plus tard, puis au 7e en 2017, derriĂšre la Finlande, l'Autriche ou la SuĂšde, la ponctualitĂ© et la sĂ©curitĂ© laissant Ă dĂ©sirer. L'Allemagne ou la Grande-Bretagne dĂ©pensent plus que nous et maintiennent leur rang. Remonter la pente demandera du temps et de la constance», estiment les spĂ©cialistes du cabinet de conseil. Tout ça Ă©tait hautement prĂ©visible. On a perdu beaucoup de temps et d'argent, dĂ©plore Gilles Savary, ex-dĂ©putĂ© PS et fin connaisseur du ferroviaire. Longtemps, on a Ă©tĂ© pris par le clientĂ©lisme du TGV, avec des prĂ©sidents de rĂ©gion faisant des caprices. On a mis 21 milliards pour privilĂ©gier les 300000 passagers par jour du TGV, alors qu'il y a 5 millions de passagers quotidiens devant ĂȘtre Ă l'heure au travail et n'ayant pas d'autre choix que le train!» Symbole de cette dĂ©gradation inavouĂ©e les 5300 kilomĂštres de lignes oĂč la vitesse des trains a Ă©tĂ© rĂ©duite, par crainte du syndrome BrĂ©tigny» 1. La prise de conscience, pourtant, a bien eu lieu. AprĂšs deux audits successifs de l'Ăcole polytechnique de Lausanne, en 2005 puis en 2012, qui pointaient le dĂ©labrement galopant du rĂ©seau classique, un premier effort de remise Ă niveau a Ă©tĂ© actĂ© en 2013 avec le grand plan de modernisation du rĂ©seau». Effort amplifiĂ© ensuite par le plus ambitieux contrat de performance», qui prĂ©voit plus de 46 milliards d'investissements sur dix ans voir encadrĂ© ci-dessus. Pour rĂ©nover les voies classiques, l'Ătat s'est engagĂ©, fin fĂ©vrier, sur 3,6 milliards d'euros par an sur dix ans. C'est 50% de plus que sur les dix derniĂšres annĂ©es», prĂ©cise Patrick les rangs du gouvernement, un seul mot d'ordre PrioritĂ© aux trains du quotidien». Pour la premiĂšre fois, l'entreprise ferroviaire dispose d'une visibilitĂ© sur le long terme, qui lui permet de programmer ses chantiers de maintenance, de massifier» ses achats et de passer des appels d'offres auprĂšs de partenaires privĂ©s. Renoncer aux projets pharaoniques, redresser la ponctualitĂ© Ă coups de milliards, certes. Mais Ă force d'avoir laissĂ© se dĂ©grader la situation pendant trente ans, peut-on encore vraiment rajeunir le rĂ©seau, dont la perte de substance semble irrĂ©versible? L'inflexion s'est dĂ©jĂ produite depuis un an, mais cela devrait encore prendre dix ans avant d'amĂ©liorer vraiment les choses», selon Patrick Jeantet, les yeux rivĂ©s sur son baromĂštre technique, nommĂ© Indice de consistance des voies» ICV. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faudra pas continuer aprĂšs ces dix ans nous sommes dans une opĂ©ration de longue haleine. Il faudra ĂȘtre tenace.»Comment arbitrer au quotidien, alors que les besoins fusent de toutes parts? Les prioritĂ©s se portent sur les zones les plus frĂ©quentĂ©es, dĂ©taille Matthieu Chabanel, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de SNCF RĂ©seau, en charge de la maintenance et des travaux. La moitiĂ© des crĂ©dits pour le renouvellement des voies, la moitiĂ© pour les ouvrages d'art, les catĂ©naires et la signalisation.» Quant aux plus petites lignes, trĂšs fragiles Ă©conomiquement les 4000 kilomĂštres de rail oĂč circulent moins de 10 trains quotidiens, elles sont plus que jamais tenues Ă bout de bras par l'Ătat et les rĂ©gions, censĂ©s investir Ă©galement 12 milliards en travaux de maintenance dans le cadre des contrats de plan. Le grand casse-tĂȘte des ingĂ©nieurs-cheminots insĂ©rer les indispensables travaux sans faire dĂ©railler le systĂšme, alors que - pas de chance pour la SNCF -, le trafic augmente sur tous les segments! L'an dernier, la hausse de frĂ©quentation a atteint 10% pour le TGV, 8% pour les IntercitĂ©s ex-Corail, 4,6% pour les TER, tandis que le Transilien explose comme jamais avec son 1,2 milliard d'usagers annuels +3,2%... Pour gommer la dĂ©gradation du service, chaque chantier relĂšve du cas par cas souvent travailler de nuit, malgrĂ© un coĂ»t plus Ă©levĂ©, tout en laissant les trains circuler sur la voie opposĂ©e. Parfois stopper le trafic pendant de grands week-ends ou les vacances d'Ă©tĂ©. Sur la ligne Brest-Quimper tout juste remise Ă neuf, il a fallu tout arrĂȘter pendant un an et prĂ©voir des cars de substitution. Une solution que n'aiment pas les clients, ni les rĂ©gions», admet un cadre de la de ce coup de fouet donnĂ© au rĂ©seau la montĂ©e en rĂ©gime des suites rapides», l'autre nom des trains-usines. GrĂące Ă ces convois spĂ©cialisĂ©s appartenant Ă des groupements privĂ©s, la SNCF peut renouveler intĂ©gralement 1000 km de voies au minimum par an, contre 500 pendant les annĂ©es de basses eaux. L'entreprise mobilise dĂ©sormais quatre de ces convois tout-en-un», dont un rĂ©servĂ© au rĂ©seau francilien. Le montant de ces marchĂ©s frĂŽlera les 350 millions en 2019, contre 155 millions en 2012. Pour inciter les groupements dĂ©signĂ©s Ă investir dans du matĂ©riel moderne, la SNCF a passĂ© des contrats plus longs, de sept ans, dont deux en option. L'objectif faire plus de volume avec de meilleurs Ă©quipements», selon Matthieu Chabanel. PunaisĂ©e au mur de ses services, la longue liste des chantiers retenus pour les prochains mois Carcassonne-Toulouse, Blois-Tours, Lyon-ChambĂ©ry, Valence-Grenoble, NĂźmes-Montpellier, Reims-Charleville-MĂ©ziĂšres, etc. L'effort est rĂ©el on est dĂ©jĂ Ă 2,7 milliards par an pour la rĂ©gĂ©nĂ©ration du rĂ©seau, c'est trĂšs bien. Mais de l'aveu mĂȘme de la SNCF, il manque 500 millions pour le maintenir vraiment, et si l'on veut baisser l'Ăąge moyen des installations de 30 Ă 20 ans, il faudrait 1 milliard de plus», estime Bruno Gazeau, prĂ©sident de la Fnaut FĂ©dĂ©ration nationale des associations d'usagers des transports. Sauf qu'il y a des limites physiques Ă l'exercice, compte tenu de la saturation des lignes En Ăle-de-France, on est Ă 800 millions d'euros cette annĂ©e pour le renouvellement, sur un total national de 2,7 milliards, alors que cette rĂ©gion reprĂ©sente seulement 10% du rĂ©seau. C'est lĂ qu'on a crĂ» le plus vite, en doublant l'enveloppe. C'est difficile de faire beaucoup plus», ajoute Matthieu limite aux investissements, financiĂšre celle-lĂ l'endettement de SNCF RĂ©seau, qui frĂŽle les 47 milliards et devrait culminer Ă 63 milliards Ă horizon 2026. Certes, la sociĂ©tĂ© est mieux protĂ©gĂ©e que par le passĂ©, depuis le dĂ©cret sur la rĂšgle d'or», qui stipule que tout dĂ©veloppement est financĂ© par celui qui le demande - en clair, l'Ătat ou les rĂ©gions. Ceci permet d'arrĂȘter de jouer au faussaire avant, on donnait des injonctions de maĂźtrise de l'endettement, tout en faisant financer des investissements sans retour. Ce qui Ă©tait parfaitement hypocrite», selon Gilles Savary, Ă l'origine de ce rĂ©cent dispositif. Mais la spirale est encore loin d'ĂȘtre vertueuse Hors budget de dĂ©veloppement, notre dĂ©ficit va croĂźtre encore de 2,1 milliards par an, dont 1,1 milliard de frais financiers», prĂ©cise Patrick Jeantet, qui compte bien voir l'Ătat faire un geste. Un de plus...Un programmed'investissementmassif46,2 milliards d'euros sur dix ans 2017-26, dont27,9 milliards pour le rĂ©seau structurant lignes Ă grande vitesse, IntercitĂ©s12 milliards pour les lignes rĂ©gionales et noeuds ferroviaires4,5 milliards pour la mise en conformitĂ© suppression de passages Ă niveau, accessibilitĂ© handicapĂ©s, etc.1,8 milliard pour les achats de bon usage du glyphosateLe premier consommateur de glyphosate en France n'est ni un gros cĂ©rĂ©alier de la Beauce, ni un grand vigneron du Languedoc, mais... SNCF RĂ©seau. Le gestionnaire du rĂ©seau ferrĂ© dĂ©sherbe ses voies avec le dĂ©criĂ© produit phytosanitaire, ce qui lui coĂ»te 30 millions d'euros par an. Il a donc suivi de prĂšs, comme les agriculteurs, le dĂ©bat europĂ©en sur une possible interdiction, qui s'est finalement soldĂ© sur une reconduction de trois ans du best-seller de Monsanto. Au total, avec les abords de voies, la SNCF doit entretenir 95000 hectares. Quel rapport entre le ballast et les mauvaises herbes? La sĂ©curitĂ©. La vĂ©gĂ©tation peut retenir l'eau et peut dĂ©former le soubassement de la voie, les rails s'entretiennent au millimĂštre prĂšs. Avec un train de 17 tonnes circulant Ă 300 km/h, la moindre modification peut ĂȘtre fatale», alerte le think tank Fondation Concorde. La SNCF Ă©tudie des alternatives brĂ»lage des mauvaises herbes, fauchage, pose de tissus textiles le long des voies. Elles sont synonymes de trĂšs faible vitesse d'application et d'explosion des coĂ»ts. NouvellessurveillancesLa surveillance des voies par des Ă©quipes Ă pied, c'est bientĂŽt fini. DĂ©jĂ , la SNCF ausculte les 2700 km de lignes Ă grande vitesse via un TGV reconverti, Iris 320. Roulant Ă la mĂȘme vitesse qu'un TGV normal, cette rame trĂšs spĂ©ciale Ă©quipĂ©e de 150 capteurs et 20 camĂ©ras analyse la gĂ©omĂ©trie des voies. C'est de la maintenance prĂ©dictive. Nous ne sommes pas obligĂ©s de rĂ©parer tout de suite, il s'agit de suivre l'Ă©volution des dĂ©fauts», explique Patrick Jeantet, prĂ©sident de SNCF RĂ©seau. Sur le mĂȘme modĂšle, trois locomotives bardĂ©es de capteurs vont scruter le rĂ©seau classique, notamment les 15000 km de voies qui concentrent 90% de tout le trafic. L'objectif est d'Ă©liminer les Ă©quipes Ă pied progressivement et de les remplacer par des capteurs, y compris installĂ©s sur des trains commerciaux classiques. Le but multiplier le nombre de donnĂ©es pour faire de la maintenance juste-Ă -temps», dit-il. Autre aide prĂ©cieuse au plan technologique les drones. On les utilise pour de nombreuses tĂąches vĂ©rifier l'Ă©tat des viaducs ferroviaires ou des parois rocheuses difficiles d'accĂšs, traquer les arbres tombĂ©s sur les voies aprĂšs une tempĂȘte. Ou encore collecter des donnĂ©es pour mesurer tous les scĂ©narios de croisement des trains en gare.
TexteLe Train De La Vie; Poeme : Le Train De La Vie. Le Train De La Vie. A notre naissance on monte dans un train. Pour faire un grand ou un petit voyage dans la vie. Mais dans quelles conditions et pour quel endroit. Certains trouveront lâamour ou le chagrin. Beaucoup seront dans la misĂšre. Pendant que dâautres feront fortune dans le mĂšme train. En faisant des